Kaptascope #36 : The Last Kaptascope Wild Live Radio Show

Kaptascope #36 : The Last Kaptascope Wild Live Radio Show

Qui l’eut cru ?

Je ne suis pas tout à fait trop sûr de comment tout cela a commencé. J’ai relu les e-mails et comme tout chose sérieuse, l’Étape 1, avec une majuscule, consistait, je cite : « on en discute au bar lundi soir ».

Voilà, on s’est dit que ce serait une machine qui zoome.

Puis, je me souviens d’une réunion chez Lucas où, en alternant du thé et de la bière, on s’est mit à essayer de sortir des sons de tout un tas d’appareils (cloches, instruments…) pour tenter de créer le fond sonore nécessaire à l’ambiance du fameux Générique. Que vous n’entendrez pas, ce soir.

Et puis, des noms. Pas forcément géniaux, rétrospectivement : Ra-Diot Kapndoo, Kaptaorama, Kaptatiorama, Kaptarama.

Oui, on s’est dit qu’on en servirait aux groupes, comme running gag…

Donc du coup Kaptascope. C’est bien

Le pitch, c’était de produire une émission de qualité, au contenu inédit et permettre aux groupes d’accroître leur visibilité et de rencontrer leur public par le biais radiophonique.

Alors, qualité, contenu : check !

La visibilité, j’imagine, j’espère : check !

Rencontrer le public par le biais radiophonique : eh bien un petit un mot à ce sujet…

Il y a quelques émissions, en off, j’ai trouvé un super jingle, parce qu’on se marre bien en off : « Kaptascope, l’émission que tout le monde connaît mais que personne n’écoute ». L’inverse est aussi vrai.

Le fait est qu’on est diffusés de la Drôme à la Chartreuse, dans les Bauges, dans des bleds dont  je n’ai jamais entendu parler, mais en trois ans, pas une seule fois en FM à Chambéry.

Une des raisons pour lesquelles en trois ans, j’ai dû peut être ré-écouter trois ou quatre émissions, grand max.

C’est pourtant pas faute d’avoir essayé, mais personne n’a voulu de nous. Alors oui, ce soir je râle, et je vous pointe du doigt radiophonique, vous qui n’entendrez pas ce que je dis, parce que ça ne passera pas par chez vous.

Kaptascope, c’est de la radio underground, qui met à genoux le main-stream. Ça, c’est pour le romantique.

C’est grâce à vous, auditeurs, que j’imagine là encore nombreux et vous, les quelque 31 groupes qui ont bien voulu participer à cette expérience fructueuse et riche où on a rit, pas souvent pleuré et fait du rock n’roll dans l’âme à travers les microphones, grâce à votre talent.

C’est donc bien justice qu’on se paye ce soir une ultime descente en piqué tels Rambo, Jesus, Meat Loaf et tout un tas d’autres radio-prophètes de la culture pop.

À part les petits nouveaux – si l’on peut dire – Over Atlas, que vous entendrez juste après moi, les autres ont tous eu droit à leur émission, leur billet et leur moment de solitude enfin, avec la question Kraptascope. On va peut être tenter de leur bricoler un truc ce soir.

Et puis si jamais, c’est pas grave, car comme pour tout les autres, la musique parle d’elle même.

D’ailleurs, je ne sais même pas pourquoi on s’embête.

Ah ! Si ! C’est parce qu’on vous aime !

Le Kaptascope est mort, VIVE LE KAPTASCOPE !!

 

Léopold Mathy

 

Kaptascope #36 : The Last Kaptascope Wild Live Radio Show