Kaptascope #35 : Captain XXI

Kaptascope #35 : Captain XXI

Hé bien. Voici très certainement le dernier billet que vous entendrez pour cette émission de radio.

Ah, ça pince, hein. Ici, on s’est bien marré. De Monstre! Aux bureaux du 9, à Captain XXI, au Brin de Zinc, un tas d’aventures ont été vécues, dites, racontées, écoutées, entendues.

Mais les bonnes choses ont une fin, et ainsi, ma procrastination quasi-maladive sera le poids enfin levé des épaules de mes camarades, se demandant souvent si j’ai correctement bossé pour la session suivante. La réponse est souvent non, mais j’aime à croire que c’est oui. Et puis, ce qui nous paraît le mieux n’est pas toujours ce qui est perçu comme tel.

Séquence émotion mise à part, ce mois-ci, cet été, on terminera avec ce qui est finalement l’accomplissement total de ce que la pratique musicale a proposé et issu du siècle dernier : sortir, que dis-je, extraire, d’œuvres finies une œuvre nouvelle, un processus de raffinage et de distillation magistral, ô combien risqué, ô combien sous-estimé, mais qui demande une discipline, une recherche, un travail phénoménal — et une inspiration, bien sûr, en plus d’une écoute attentive : le turntablism. Ou deejaying. Enfin ces mots-là ne me paraissent pas assez originaux.

Parce que c’est moins sorcier de mélanger des choses qui vont bien ensemble, que de tenter le métissage sauvage et de passer au shaker des couleurs et des tons qu’on n’aurait pas imaginé avoir du goût une fois pressés ensemble.

En fait, ce n’est pas un musicien, ou un DJ, qu’on reçoit, c’est un cuisinier, qui bosse dans la finesse, et parcourt le monde des bacs et les bacs du monde pour sortir des plats-pour-les-oreilles qu’on ne se lassera pas de déguster.

Faire fumer le crossfader en guise de cuillère en bois, faire monter vers vos oreilles salivantes des saveurs d’ailleurs, les pieds dans les Alpes et la tête dans la ionosphère, où les ondes radio transitent, pour capter l’essence de la World Music, voilà un programme réjouissant.

Servi sans salade mais avec accompagnement, le menu du jour est servi par le maître-cue qui n’a rien à prouver mais a tout trouvé.

En piste, les petits chats, ou devrai-je dire, on lève l’ancre, ce mois-ci dans cette 35e, dernière session en conditions normales et pénultième émission du Kaptascope ever avec Captain XXI.

Léopold Mathy

 

Kaptascope #35: Captain XXI